Je veux changer de vie !

« Changer de vie », ce sont exactement les mots que j’ai tapé une première fois dans Google il y a 7 ans, lorsque je cherchais une autre vie professionnelle que celle que je menais.

Ces mots, c’était un peu comme une bouteille à la mer lancée sur un moteur de recherche, en espérant trouver quelques réponses à mon problème :

« Mon boulot ne me fait pas kiffer, ça manque de piment. Je déteste avoir un chef, avoir des horaires imposés, rester enfermée dans un bureau de 8h30 à 18h. Je déteste me lever à 4h30 du mat’ une fois par semaine pour me rendre sur un autre site de l’entreprise, me taper la route, et goûter à chaque fois aux joies du périph’ parisien (j’habite en Normandie). Au secours, sortez-moi de là ! »

Je ne savais pas bien ce que je cherchais mais je savais ce que je ne voulais plus.

Après réflexion, je me suis lancée à mon compte dans l’organisation d’évènements. Un sacré challenge. Je voulais du piquant ? J’en avais trouvé. Créer son entreprise, trouver ses clients… ça a été le pied.

Mais, très rapidement, je me suis dit que j’attendais autre chose dans ma vie que d’occuper mes journées à gagner ma vie justement. Je trouvais que passer 5 jours sur 7 à gagner sa vie, c’est-à-dire la majorité de notre temps (en dehors des heures de sommeil), c’était disproportionné. Et qu’à côté, j’avais envie d’avoir le temps d’expérimenter tout un tas d’autres choses dans ma vie avant de mourir. Alors, rebelote, re-bouteille à la mer : je me remets à taper « changer de vie » dans Google, à la quête d’une solution.

La stratégie de la bouteille à la mer a finalement payé puisqu’en poursuivant mes recherches, j’ai découvert l’infoprenariat, le blogging pro, … et c’est grâce à ça que j’ai pu accéder à mon idéal de vie.

Avoir eu le courage de remettre en question ma vie, avoir su m’écouter m’a sauvée. En sachant m’écouter, j’ai pu trouver MA voix et retrouver ma liberté.

Aujourd’hui, on vit dans un monde de fous, où tout va toujours trop vite. Certains trouvent ça jouissif, d’être surbooké, de vivre à 100 à l’heure. Je pense que c’est surtout une bonne stratégie d’évitement. Au moins, quand on a la tête dans le guidon, pas le temps de penser aux vraies questions, de se recentrer, de se donner rendez-vous et de se demander : « Eh, est-ce que ta vie te convient ? Es-tu heureuse ? ».

Alors svp, posez-vous 2 minutes juste après avoir lu cet article et demandez-vous :

– Suis-je heureuse ?

– De quoi ai-je besoin pour me sentir bien ? M’en suis-je éloignée ?

– Quelles sont mes valeurs ? M’en suis-je éloignée ?

Si vous avez l’impression que votre situation est de toute façon immuable, faites comme si c’était un jeu. Cela vous aidera à faire sauter les barrières, les résistances au changement. Et si….. ? Un peu comme lorsqu’on jouait à l’école dans la cour de récré : « Et si j’étais le docteur et toi la maman avec son bébé… ». Pareil :

« Et si je me mettais à mon compte pour faire… »

« Et si je m’investissais dans telle association… »

Sachez que quelle soit votre situation (familiale, professionnelle,…) il n’y a pas de fatalité. Moi aussi, j’aurais pu continuer mon petit bonhomme de chemin, me disant : « Bosser 40h/semaine, après tout c’est comme ça pour tout le monde alors pourquoi moi j’y échapperais ? ». Mais non, j’ai refusé.

Je pense d’ailleurs que si j’avais parlé ouvertement à mon entourage de mon souhait de ne pas trop travailler, je n’imagine même pas leur réaction. Je pense qu’ils m’auraient trouvé « immature », « à côté de la réalité », et j’en passe. Et pourtant, j’ai prouvé qu’on  gagnait à ne pas nous comporter comme des moutons, à ne pas suivre la pensée dominante.

Alors, je m’adresse à vous toutes :

– A celles qui pensent qu’une fois les enfants arrivés, on ne peut plus penser à soi.

> Je suis maman de deux enfants, et je prends bien soin de garder mon équilibre en faisant à côté ce que j’aime. C’est vital pour moi, et pour vous aussi.

– A celles qui pensent maintenant être trop âgées pour entreprendre quoi que ce soit.

> Mon père me parlait d’un couple de 75 ans qu’il connaît qui venaient d’acheter une maison. Sur le coup, je me suis dit : à l’âge qu’ils ont c’est un peu tard non ? J’ai réfléchi 2 minutes à ce couple et avec mon père on s’est dit la même chose : en fait, ils ont raison ! Il faut vivre sa vie à fond jusqu’au bout ! Avoir des projets et ne jamais cesser d’en avoir. C’est ce qui fait nous sentir vivant ! Pourquoi s’arrêter de vivre avant la fin ?

– A celles qui pensent qu’elles ne peuvent pas.

> Ah oui, et pourquoi ça ? Est-ce la peur qui vous retient ? Il n’y a jamais de fatalité. Vous pourrez m’avancer n’importe quel argument, je ne veux pas l’entendre ! Votre situation n’est pas une fatalité. Il y a toujours la possibilité de modifier le cours des choses. Ce n’est qu’une question de point de vue et de volonté.

Si vous voulez changer de vie parce qu’elle ne vous convient pas, cherchez ce qui vous botte, votre talent caché et OSEZ !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code