Trouver sa voie et savoir dire m..de !

Pas facile de trouver un sens à sa vie, sa voie, sa mission de vie. Le plus difficile à mon avis est de se défaire de ses croyances limitantes, elles-mêmes héritées de notre éducation. On a bien une petite voix au fond de nous qui nous chuchote quelque chose. Mais combien de fois l’avons-nous faite taire parce qu’elle ne correspondait pas à ce qu’on attendait de nous ?

 

Nous sommes tous influencés par le système de valeurs dans lequel nous avons grandi. Cette culture définit ce qui est bien ou pas pour nous. Elle est tellement encrée en nous qu’elle devient vérité. A moins d’avoir pris le temps de réfléchir sur le sujet, généralement, on n’en a pas conscience. Pour vous montrer de quoi il s’agit, je vais l’illustrer avec mon exemple.

 

Au sein de ma famille (au sens large, et plutôt du côté de ma maman), j’avais fini par identifier que le système de valeurs qui prévalait était le suivant : ce qui est important dans la vie est la réussite. Bien sûr, « réussir » n’a pas la même définition pour toutes les familles, chacun en a sa propre définition. Dans ma famille, réussir signifie accéder à un poste important, et gagner confortablement sa vie. Généralement, le Graal ce sont les postes scientifiques. Tout le reste est forcément moins bien.

 

Pour ma part, je n’ai jamais été une scientifique dans l’âme. Mon niveau en mathématique demeurait moyen et heureusement que ma maman, professeur de mathématiques, était là pour m’aider.

Bien qu’elle fût issue d’une voie scientifique, la pression ne venait pas d’elle. C’était une pression diffuse, émanent du reste de la famille (mes cousins, oncles, tantes). Il était certain que des études scientifiques n’étaient pas pour moi. Même si mes professeurs m’indiquaient que j’avais le niveau pour poursuivre une voie scientifique, je n’en avais pas envie, ce n’était pas ce qui me faisait vibrer. J’ai donc choisi un Bac ES et à partir de là puis tout le reste de ma vie, j’ai toujours senti que mes choix professionnels étaient perçus comme des choix « inférieurs ».

 

Autre exemple :

 

A 19 ans, je rencontre mon mari. Si ensemble, nous nous sentons absolument en phase, nos familles respectives sont aux antipodes. Dernier d’une famille de 10 enfants, il est issu d’un milieu ouvrier. Son père a travaillé en usine toute sa vie pendant que sa mère élevait leur famille nombreuse. Avec son bac+4 en Droit, mon mari fait figure d’extra-terrestre à côté de ses frères et sœurs. Tous ont arrêté l’école vers 16 ans et se sont aussitôt mis à travailler en usine ou à des postes ne nécessitant pas de qualification. En baignant dans ma belle-famille, j’ai pu comprendre leurs valeurs : pour eux, arrêter l’école à 16 ans pour travailler est tout à fait normal. Ils ne s’imaginent d’ailleurs pas que cela puisse être autrement. Faire des études, occuper des postes importants ne fait pas partie de leur monde. Mais comment mon mari en est-il venu à poursuivre des études ? Comment en a-t-il eu même l’idée ? me suis-je demandée. Il m’explique que c’est l’école qui lui a permis de voir au-delà de ce que lui apprenait sa famille. Il a ensuite voulu faire des études, non pas pour en retirer un quelconque prestige, comme cela est plutôt le cas dans ma famille, mais parce qu’il aimait apprendre. C’était par réel intérêt pour le sujet qu’il avait souhaité étudier le Droit.

 

Rencontrer une famille si loin de ma culture familiale était un choc culturel ! Cela m’a ouvert l’esprit. Grâce à eux, je me suis rendue compte que ce que je croyais être LA vérité ne l’était pas forcément. J’ai compris que chaque famille avait ses propres valeurs et que si dans un premier temps, on pense être absolument libres dans nos choix de vie, ceci n’est qu’une illusion. En réalité, nous ne le sommes pas totalement, et sommes plutôt comme des pantins dont on ne voit pas les fils, guidés à notre insu par des schémas pré-établis.

 

Finalement, je comprenais une chose. Ce que je voulais dans ma vie était bien loin de ce qui était considéré comme la voie royale par ma famille. Ils ne détenaient pas la vérité. D’ailleurs en constatant qu’ailleurs c’était différent, je comprenais qu’il n’y avait aucune vérité. Alors je n’avais pas à faire un complexe d’infériorité, car l’important finalement c’était de trouver MA vérité.

 

Beaucoup d’entre nous ne prennent jamais le temps de réfléchir à ce qui fait vraiment sens dans leur vie. C’est d’ailleurs incroyable l’énergie que l’on peut dépenser pour plaire aux autres !

Et vous, faites-vous ce que vous aimez vraiment dans la vie ?

 

Ecoutez cette petite voix intérieure qui ne demande qu’à être entendue et trouvez VOTRE vérité.

 

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